L’éducation est un domaine en constante évolution, cherchant toujours à s’adapter aux besoins changeants de la société. L’une des dernières propositions qui fait débat concerne le baccalauréat de français : envisager son enseignement sans l’utilisation de la langue française. Cette idée, aussi surprenante qu’elle puisse paraître, pourrait bien être une révolution dans le monde éducatif. Alors, est-ce une avancée nécessaire ou une aberration ? Cet article se propose d’explorer cette question en profondeur.
Surcharge de travail pour les enseignants : le cas du baccalauréat de français
Chaque année, à l’approche des examens du baccalauréat de français, les syndicats d’enseignants expriment leur mécontentement face à la charge de travail imposée aux professeurs. Malgré des mesures visant à alléger cette charge, comme la réduction des exigences orthographiques et grammaticales ou l’assouplissement des consignes de correction, les syndicats estiment que ces efforts sont insuffisants.
Le SNES-FSU, dans un communiqué de presse daté du 12 juin 2025, a dénoncé une pression “insoutenable” sur les enseignants convoqués comme jury de bac, en particulier en français et en philosophie, appelant même à la grève.
Les mesures prises par l’institution pour alléger la tâche des enseignants
L’Institution a mis en place plusieurs stratégies pour réduire le fardeau des enseignants. Premièrement, elle a limité le nombre d’œuvres à étudier à quatre pour l’année de première en français, réduisant ainsi le volume de contenu à gérer. De plus, les consignes de correction ont été assouplies, avec une tolérance accrue envers les erreurs orthographiques et syntaxiques.
Les correcteurs sont également encouragés à faire preuve d’indulgence dans leurs corrections. Enfin, le processus de correction a été dématérialisé grâce au logiciel Santorin, permettant aux enseignants de corriger les copies numériquement, ce qui facilite grandement leur travail.
Impact des mesures d’allègement sur les correcteurs et certains candidats
Le logiciel Santorin, utilisé pour la correction dématérialisée, signale certaines copies spécifiques, notamment celles des “candidats en situation de handicap” et des “élèves allophones nouvellement arrivés (EANA)”. Pour ces candidats, les correcteurs sont invités à ne pas tenir compte de la qualité rédactionnelle et de l’orthographe.
Cette mesure, bien que visant à favoriser l’équité, a suscité des réactions mitigées parmi les syndicats. Certains y voient une simplification excessive qui pourrait nuire à la valeur du diplôme. D’autres estiment qu’elle ne suffit pas à alléger la charge de travail des enseignants, qui reste conséquente malgré ces aménagements.





