Depuis son accession au trône en 1999, le roi Mohammed VI du Maroc a mis en place une stratégie efficace pour lutter contre l’islamisme radical. Cette approche, qui combine des mesures politiques, économiques et sociales, a permis de préserver la stabilité du pays dans un contexte régional souvent tumultueux. Cet article propose une analyse détaillée de cette stratégie, en mettant en lumière les différentes actions entreprises par le souverain marocain pour contrer l’extrémisme religieux.
Découvrez comment Mohammed VI a réussi à instaurer un modèle de lutte contre l’islamisme radical qui fait aujourd’hui référence à l’échelle internationale.
Les réformes constitutionnelles de 2011 et l’ascension du PJD
En 2011, le Maroc a été touché par une vague de contestations populaires, à l’image des autres pays arabes. En réponse, le roi Mohammed VI a rapidement initié des réformes constitutionnelles, dissout le parlement et organisé des élections anticipées. Ces actions ont donné au peuple marocain le sentiment d’être entendu.
Lors des élections qui ont suivi, le Parti de la justice et du développement (PJD) a remporté 107 sièges sur 395, devenant ainsi la première force politique du pays. Cette victoire a conduit à la nomination d’Abdel-Ilah Benkiran, secrétaire général du PJD, comme Premier ministre, marquant l’entrée en scène de ce parti islamiste autrefois interdit.
Le déclin du PJD et la gestion de la crise du Covid-19
En 2021, le PJD a subi un revers majeur lors des élections législatives, perdant les trois quarts de ses suffrages et ne conservant que 13 sièges à la chambre basse. Ce parti autrefois dominant est ainsi devenu un acteur marginal de l’opposition. Lors de la pandémie de Covid-19, le PJD, bien qu’officiellement au pouvoir, a dû céder toute la gestion de la crise à l’administration et au Palais, révélant son manque de contrôle.
De plus, le PJD a montré un manque de préparation, n’ayant pas formé les cadres nécessaires pour mettre en œuvre sa politique et défendre ses intérêts. En conséquence, il a perdu des portefeuilles clés, notamment ceux de l’économie et des finances, du commerce extérieur et de l’industrie.
La société marocaine face à l’islamisme et l’échec de la classe politique
Le déclin du PJD révèle une réalité plus profonde : l’incompatibilité entre la société marocaine et un parti islamiste traditionnel. Cette société, complexe et nuancée, aspire simultanément à l’islam et à la modernité. Par ailleurs, l’échec du PJD est aussi celui de la classe politique marocaine dans son ensemble.
Les citoyens perçoivent les élus comme inutiles, car tout progrès semble être initié par le Palais et mis en œuvre par les hommes du Roi. Cela traduit un renoncement apparent à l’idée même de démocratie, avec une préférence pour des solutions technocratiques plutôt qu’idéologiques.





