Omar Youssef Souleimane, écrivain et journaliste franco-syrien de renom, a toujours su captiver son public par ses récits poignants et sa plume affûtée. Mais c’est un tout autre voyage que l’auteur nous invite à partager aujourd’hui. Un pèlerinage spirituel intense et bouleversant, qui marque une étape cruciale dans son parcours personnel et artistique.
Loin des tumultes du monde littéraire, c’est une quête intime et profonde que Souleimane entreprend, offrant à ses lecteurs une expérience inoubliable. Plongez au cœur de ce récit émouvant, véritable témoignage d’un homme en quête de sens et de spiritualité.
“L’Arabe qui sourit” : Omar Youssef Souleimane et son récit poignant de retour d’exil
Le livre “L’Arabe qui sourit” est une œuvre émouvante signée Omar Youssef Souleimane. L’auteur, originaire du Proche-Orient, y raconte son retour dans sa région natale, dépeignant un paysage à la fois cruel et poétique. À travers ses écrits, dont “Le Petit terroriste” (2018) et “Être français” (2023), Souleimane exprime avec sensibilité son expérience d’exilé, son bonheur d’avoir trouvé la liberté en France et sa peur de voir l’islamisme s’imposer insidieusement dans son pays d’accueil.
Malgré son adoption gracieuse de la langue et de la culture françaises, le poids de son passé de réfugié du Proche-Orient reste omniprésent.
Un voyage de retour au Proche-Orient transformé en enquête
Dans “L’Arabe qui sourit”, le personnage principal, un parfumeur établi à La Rochelle, apprend la mort suspecte de son ami Naji. Ce dernier, comme lui originaire de Syrie, avait choisi de rester au Liban pour résister au régime d’Assad. Sans hésitation, notre parfumeur embarque pour Beyrouth, qu’il avait quitté une décennie auparavant.
Ce qui devait être un simple voyage pour rendre un dernier hommage à son ami se transforme rapidement en une enquête palpitante dans une ville dévastée par la corruption, la violence et la pauvreté. Le récit atteint son apogée lors du passage clandestin de la frontière pour enterrer Naji en Syrie, une expérience aussi intense que bouleversante.
Le Proche-Orient : un “cimetière de rêves” qui renforce le besoin vital du retour en France
Le séjour du narrateur dans son pays natal, bien que bref, lui rappelle les raisons pour lesquelles il a choisi l’exil. Le chaos omniprésent, la division communautaire, les dictatures et le retard socio-économique persistent, faisant du Proche-Orient un “cimetière de rêves”. Malgré cette réalité dure, Souleimane parvient à saisir la beauté dans les détails les plus infimes, comme une fleur ou une odeur.
C’est cette capacité à percevoir la poésie dans un monde de tristesse qui lui permet de supporter la nostalgie profonde de sa terre natale. “L’Arabe qui sourit”, publié par Flammarion en 2025, est un récit poignant de 240 pages qui souligne l’importance vitale du retour en France pour le narrateur.





