L’Union Européenne a toujours été un acteur majeur dans le domaine de la recherche scientifique. Aujourd’hui, elle se positionne une fois de plus à l’avant-garde en dévoilant ses domaines prioritaires pour les investissements massifs prévus jusqu’en 2025. Quels sont ces secteurs qui bénéficieront d’un soutien financier sans précédent ? Comment cette initiative va-t-elle façonner l’avenir de la science et de la technologie en Europe ?
Cet article vous propose une analyse approfondie de ces questions cruciales, en mettant en lumière les ambitions de l’UE pour la recherche scientifique.
Le Conseil européen de la recherche finance le projet “EuQu”
Le Conseil européen de la recherche (ERC) a alloué près de 10 millions d’euros au projet “EuQu”, une initiative de six ans visant à étudier l’influence du Coran sur la culture et la religion en Europe entre 1150 et 1850. Ce financement, accordé en 2018, s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’ERC à soutenir des projets de recherche exploratoire aux frontières de la connaissance.
Le projet “EuQu” vise à remettre en question les perceptions traditionnelles du texte coranique et des identités religieuses et culturelles européennes, tout en abordant des questions urgentes et actuelles en Europe.
Le Coran, un acteur clé de la diversité religieuse européenne
Le projet “EuQu” se base sur l’idée que le Coran a joué un rôle significatif dans la formation de la diversité et de l’identité religieuses en Europe durant les périodes médiévale et moderne. Les chercheurs impliqués dans ce projet ambitionnent de remettre en question les idées préconçues sur le texte coranique et les identités culturelles européennes.
Ils estiment que cette étude pourrait ouvrir de nouvelles perspectives sur nos sociétés multireligieuses contemporaines. Ce projet suscite néanmoins des interrogations quant à son financement par l’ERC, généralement dédié aux sciences “dures”.
Controverses autour du projet “EuQu”
Le projet “EuQu” a suscité des critiques, certaines suggérant que les conclusions étaient déjà préétablies. Parmi les participants figure la professeure Naima Afif, connue pour sa traduction des textes de Hasan el Banna, fondateur des Frères musulmans. Certains estiment que ce sujet aurait dû être traité dans le cadre d’une thèse de doctorat financée par des organismes privés, plutôt qu’avec des fonds de l’Union européenne.
Ces controverses soulignent les enjeux liés à la recherche sur des sujets sensibles et la nécessité d’une transparence accrue dans l’allocation des ressources publiques.





