L’entreprise Vencorex, acteur majeur de l’industrie chimique, est au cœur d’une analyse approfondie. L’influence chinoise sur cette entité suscite des interrogations et mérite une attention particulière. Cet article propose un décryptage détaillé de la situation en 2025, en se basant sur des données fiables et actualisées. Il s’agit d’un éclairage nécessaire pour comprendre les enjeux stratégiques qui se cachent derrière cette influence grandissante.
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Le gouvernement français critiqué pour l’absorption des infrastructures nationales par des acteurs étrangers
Le gouvernement français est sous le feu des critiques pour avoir permis à des infrastructures nationales clés d’être absorbées par des entités étrangères. Malgré les promesses de réindustrialisation, des décisions judiciaires ont conduit à la reprise partielle de l’usine chimique Vencorex par le groupe chinois Wanhua, via sa filiale hongroise BorsodChem. Cette décision a été prise au détriment d’un projet alternatif porté par les salariés eux-mêmes sous forme de coopérative.
Bien que conforme au droit commercial, cette décision a des conséquences majeures : une industrie stratégique quitte partiellement la France, non pas en raison d’un déclin technologique, mais en raison de l’absence d’un modèle économique jugé crédible.
Le cas Vencorex : une entreprise stratégique en difficulté
Située à Pont-de-Claix, en Isère, l’usine chimique Vencorex est un acteur majeur de l’industrie chimique française. Deuxième producteur mondial d’isocyanates aliphatiques, essentiels dans la fabrication de peintures techniques, d’adhésifs haute performance et de polymères utilisés dans divers secteurs, elle joue un rôle crucial dans l’écosystème industriel français. Cependant, confrontée à une concurrence mondiale féroce, notamment de la part du groupe chinois Wanhua, et à un manque de diversification, Vencorex a vu sa position se fragiliser.
En 2023, l’entreprise affichait des pertes de 80 millions d’euros, sans perspective d’amélioration pour l’année suivante. Cette situation a été exacerbée par le désengagement progressif de son actionnaire principal, le groupe pétrochimique thaïlandais PTT Global Chemical.
Les réussites européennes : Covestro et Versalis
En contraste avec Vencorex, certains acteurs européens ont su s’adapter à la mondialisation. L’allemand Covestro, par exemple, a consolidé sa position sur les marchés mondiaux grâce à une stratégie de montée en gamme, d’intégration environnementale et d’investissements continus dans la R&D. De son côté, l’italien Versalis a réussi à redéfinir sa trajectoire en misant sur la valeur ajoutée et la transformation écologique.
Cette mutation a été rendue possible grâce au soutien direct du gouvernement italien, qui a lancé un plan de relance et de décarbonation de 2 milliards d’euros sur cinq ans. Ces exemples démontrent qu’il est possible, en Europe, de résister à la mondialisation de l’industrie chimique.





